Auteurs Articles par Hortense Leblanc

Hortense Leblanc

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Passionnée par le football, supportrice du LOSC, et handballeuse, je souhaite devenir journaliste sportive depuis plusieurs années. Agée de 16 ans, je suis actuellement en 1ère ES dans le Nord.

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OL écusson

Pas moins de dix-sept joueuses lyonnaises disputeront la Coupe du Monde, faisant de Lyon le club le plus représenté au Canada, devant un autre club français, le Paris Saint-Germain.

De nombreuses françaises de l’effectif lyonnais joueront le Mondial. Sarah Bouhaddi (28 ans), sera la gardienne titulaire de la sélection tricolore, tandis que Méline Gerard (25 ans) sera la troisième portière. Elles retrouveront leur capitaine Wendie Renard (24 ans) qui évoluera au poste de défenseur, tout comme Griedge Mbock (20 ans), qui vient de s’engager en faveur de l’OL, après avoir évolué à Guingamp. Au milieu de terrain, six lyonnaises ont été convoquées par Philippe Bergerôo. En effet, Amel Majri (22 ans), ayant inscrit huit buts et délivré huit passes décisives cette saison, sera du voyage, aux côtés de Camille Abily (30 ans, six passes décisives et douze buts), Elise Bussaglia (29 ans, six passes décisives), ou encore Amandine Henry (25 ans, un but). La meneuse de jeu Louisa Necib (28 ans) disputera elle aussi la Coupe du Monde, tout comme la néo-lyonnaise Claire Lavogez (20 ans, huit buts en D1 avec le MHSC pour la saison 2014-2015), et la meilleure passeuse du championnat, Elodie Thomis (28 ans, quatorze passes décisives). Enfin, l’attaquante Eugénie Le Sommer (26 ans), deuxième meilleure buteuse du championnat avec 29 buts, et élue meilleure joueuse de D1 par ses paires, fera également partie du groupe Bleu.

OL équipe féminine

© olympique-et-lyonnais.com

Les Bleues sont les favorites de leur groupe, dans lequel elles affronteront l’Angleterre, la Colombie et le Mexique.

La défenseur japonaise Saki Kumagai (24 ans) disputera le Mondial avec sa sélection, dans laquelle elle retrouvera la Montpelliéraine Rumi Utsugi. Les championnes du Monde en titre affronteront le Cameroun, l’Equateur et la Suisse dans le Groupe C. Ce sera l’occasion pour Kumagai de rencontrer sa partenaire à Lyon, la suissesse Lara Dickenmann (29 ans), meilleure passeuse du championnat à égalité avec Thomis.

Lotta Schelin (31 ans)  s’envolera elle aussi vers le Canada avec la sélection suédoise. La meilleure buteuse de première division (34 buts) retrouvera les parisiennes Seger et Aslani, et la Montpelliéraine Jakobsson. La Suède affrontera les Etats-Unis, le Nigéria et l’Australie dans le groupe D, le plus relevé de la compétition.

Ada Hegerberg

© olympique-et-lyonnais.com

Enfin, la révélation lyonnaise Ada Hegerberg (19 ans) a été sélectionnée avec la Norvège. Auteur de 26 buts et 11 passes décisives cette saison, elle rencontrera les équipes de Thaïlande, de Côte d’Ivoire et d’Allemagne dans le Groupe B. Les Allemandes compteront dans leurs rangs la jeune espoir Pauline Bremer (19 ans), qui vient d’être transférée du Turbine Potsdam à l’Olympique Lyonnais.

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Terrain Synthétique - FIFA

La Coupe du Monde se jouera principalement sur pelouse artificielle, ce qui n’a pas manqué de créer une polémique, certaines joueuses se sentant discriminées par rapport à leurs homologues masculins.

Depuis l’annonce que quatre stades du Mondial féminin sur six seront équipés de pelouses synthétiques, de nombreuses voix s’élèvent contre cette décision. En effet, rien dans le dossier de candidature du Canada n’augurait cela. Ainsi, l’Américaine Abby Wambach avait été la première à se plaindre sur les réseaux sociaux, protestant que « les hommes feraient grêve s’ils devaient jouer sur une pelouse synthétique ». La joueuse, Ballon d’Or féminin 2012, avait même lancé une pétition pour avertir la FIFA.

Abby Wambach pétition

Son combat a rapidement été rejoint par une soixantaine de joueuses, comme l’Espagnole Vero Boquete et la brésilienne Marta. Toutes ensembles, et avec leur avocat Hampton Dellinger, elles ont déposé une plainte devant le tribunal des Droits de l’Homme de l’Ontario pour un « problème d’égalité des droits ».  Le mouvement a même reçu le soutien de personnalités, comme l’acteur Tom Hanks, le basketteur Kobe Bryant, ou encore de sénateurs américains. Le gardien de la sélection américaine Tim Howards a aussi déclaré : « Je suis aux côtés des joueuses de l’équipe US dans leur quête d’une Coupe du monde féminine jouée sur une vraie pelouse». La pétition intitulée « La Coupe du monde doit se jouer sur une pelouse naturelle », a été signée aujourd’hui par plus de quinze mille personnes. Le mouvement a également créé une affiche afin de rallier encore plus de personnes à sa cause.

Infographie Coupe du Monde

© coworker.org

Le véritable problème de la pelouse synthétique repose sur le fait qu’elle puisse engendrer de nombreuses blessures, comme des brûlures. Pour la gardienne allemande Nadine Angerer, plonger sur une pelouse artificielle, « c’est comme plonger sur du béton ».  De plus, un autre risque a été souligné par l’Académie Américaine de Neurologie, selon laquelle les commotions cérébrales seraient plus nombreuses pour les athlètes évoluant sur des terrains synthétiques. Du côté des sélectionneurs, Philippe Bergerôo assure que  « Il faut reconnaître que le fait de jouer sur surface synthétique change pas mal de choses » et  que « les joueuses risquent davantage de se blesser à la réception des sauts. Le jeu aérien devient de ce fait plus aléatoire » et l’allemande Silvia Neid s’offusque du rôle de « cobaye » que tiendront les joueuses.

L’an dernier, la Coupe du Monde féminine U20 s’était également tenue au Canada, sur terrain artificiel. Le sélectionneur français Gilles Eyquem avait alors déclaré que ses joueuses avaient eu des problèmes d’adaptation et avaient souffert de plus nombreuses crampes qu’à l’habitude.

Le mouvement réclame donc une égalité avec les joueurs masculins, qui disputent leur Coupes du Monde sur surface naturelle. Wambach espère ainsi que le mouvement « débouchera sur un activisme généralisé en assurant aux sports féminins un traitement plus équitable » et que  « les réactions provoquées par cette action au sein des joueuses et des supporters réduise les chances que pareille injustice se reproduise un jour ». Quant à leur avocat, il assure que les joueuses représentées  « sont déterminées à ne pas laisser le sport qu’elles aiment se faire rabaisser. Avoir une pelouse lors du Mondial est un combat que les joueuses ne devraient pas avoir à mener. Nous espérons que l’équité et l’égalité vont finir par l’emporter face au sexisme et à l’entêtement. ».

La FIFA et son comité médical se sont défendus en assurant que « Les surfaces reproduisent très fidèlement les qualités de l’herbe naturelle, les surfaces ne majorent pas les risques de blessures ». L’association, contactée par le journal LE MONDE se contente de rappeler le règlement et l’article 14.5 de la Coupe du monde 2015 : « les matchs seront disputés sur gazon naturel ou, par une dérogation spéciale de la FIFA, sur des surfaces artificielles », ainsi, aux vues des conditions météorologiques du Canada, elle a accordé une dérogation spéciale pour ce Mondial. Enfin, elle rappelle que : « La FIFA reste un ardent défenseur d’un traitement égal entre hommes et femmes dans tous les aspects de la vie. Son engagement envers ces principes est inébranlable. »

Enfin, des joueuses habituées à jouer sur une pelouse artificielle défendent cette surface, préférant un bon synthétique qu’une mauvaise pelouse naturelle.

Pour clore cette polémique, un compromis a été trouvé : la finale se jouera sur un gazon naturel, à Vancouver, le 5 Juillet prochain. Cette Coupe du Monde sera une exception dans l’histoire, puisque dès 2019, en France, elle se jouera sur une surface naturelle.

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Frédéric Aubert

Ils sont dans l’ombre, et pourtant, ils jouent un rôle essentiel : Canada2015.fr vous propose un petit éclairage sur le STAFF des Bleues.

Pour cette Coupe du Monde au Canada, les Bleues seront entraînées par Philippe Bergerôo.  Le sélectionneur, à la tête de l’Equipe de France féminine depuis Août 2014, est un ancien gardien de but, ayant évolué aux Girondins de Bordeaux, au LOSC, et à Toulouse avant de devenir entraîneur au PSG, et à Rennes. Durant sa carrière de joueur, il a comptabilisé trois sélections avec l’Equipe de France A, remportant le Championnat d’Europe 1984.  En 1998, il était l’adjoint d’Aimé Jacquet en tant qu’entraîneur des gardiens des Bleus champions du Monde. Enfin, en 2004, il a été sacré champion d’Europe en coachant les U17 tricolores.

Philippe Bergeroo

– Philippe Bergerôo –

Philippe Bergerôo sera assisté de Thierry Asseloos, au poste d’entraîneur adjoint. Passé par l’AS Yzeure ou encore le FC Dieppe en tant que joueur, il a aussi entraîné l’US Fécamp et le FC Dieppe, deux clubs dans lesquels il a également évolué. Puis, en 1997, il a rejoint la Fédération pour y entraîner (en tant qu’adjoint) les sélections nationales U16 à U20. Durant ces années, il a remporté le Championnat d’Europe avec les U19 en 2010, a été vice-champion d’Europe avec les U17 en 2008, et avec les U19 en 2013, enfin, il a atteint les demi-finales de la Coupe du Monde U20 en 2011.

Thierry Asseloos

– Thierry Asseloos –

Les gardiennes de but de l’Equipe de France seront entraînées par Albert Rust. Passé par Sochaux et Montpellier, l’ancien portier a disputé 503 matchs en première division. En tant que joueur, il a remporté une Coupe de France (avec le MHSC), a été demi-finaliste de la Coupe UEFA et de la Coupe du Monde 1986 avec les Bleus. Il a aussi remporté le Championnat d’Europ des Nations en 1984, et les Jeux Olympiques la même année. Après avoir raccroché les crampons, il a coaché durant neuf saisons des équipes de deuxième division (Niort, Brest, puis Créteil) et a était entraîneur adjoint de la Tunisie en 2002.

Afin que les Bleues soient les plus compétitrices possible, elles s’entraîneront également aux côtés d’un préparateur physique, Frédéric Aubert. Tout d’abord entraîneur national d’athlétisme entre 1984 et 1992, il est ensuite devenu le préparateur physique du Stade Français de Rugby, puis du XV de France durant la Coupe du Monde de 2003, avant de devenir celui de l’Equipe de France de Basket. Durant sa carrière dans de grands staffs, il aura remporté à quatre reprises le Top 14 (D1 de rugby), le Championnat d’Europe 2009 de Basket féminin, la médaille d’argent des JO de Londres avec les basketteuses françaises, et aura été vice-champion d’Europe 2011 de Basket avec les Bleus.

Les Bleues pourront aussi compter sur un staff médical aux petits soins composé du Docteur Fabrice Bryand, et de deux kinésithérapeutes-ostéopathes, Joël Barthe et Marianne Boussely.

Fabrice Bryand

– Fabrice Bryand –

Afin de préparer les matchs dans des conditions optimales, les joueuses décortiqueront le jeu de leurs adversaires grâce aux séances vidéo préparées pas Clément Ybert. L’intendant Lionel Plouze sera également au service des Bleues.

Stéphane Lanoue (attaché de presse) et Antonio Mesa (Journaliste reporter d’images pour FFF.fr) seront aussi du voyage afin de pouvoir médiatiser l’évènement et ainsi participer à la médiatisation du football féminin.

Tout le voyage de l’Equipe de France a été organisé par Filipe Pires, le coordinateur Administratif et Logistique.

Enfin, toute la délégation sera emmenée par sa chef, Brigitte Henriques.

Brigitte Henriques

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FCF Juvisy

Quatre joueuses du FCF Juvisy disputeront la Coupe du Monde en juin prochain. Elles joueront toutes sous les couleurs de l’Equipe de France.

Céline Deville (33 ans, 64 sélections), la gardienne essonnienne officiera en tant que deuxième gardienne, la lyonnaise Sarah Bouhaddi étant titulaire à ce poste. La portière du FCFJ a déjà disputé un Mondial avec les Bleues, en 2011 en Allemagne.

Céline Deville

© photo – www.fff.fr

La défenseure Anaïg Butel (23ans, 7 sélections) a également été appelée par Philippe Bergeroo, tout comme sa coéquipière au Juvisy FCF, l’attaquante Kadidiatou Diani (20 ans, 5 sélections) qui avait déjà été sacrée championne du Monde en 2012, elle évoluait alors avec l’Equipe de France U17.

Anaïg Butel

© photo – www.fff.fr

Kadidiatou Diani

© photo – www.fff.fr

Enfin, l’incontournable attaquante Gaëtane Thiney (29 ans, 121 sélections) a une nouvelle fois été appelée en Bleue. La meilleure joueuse de D1 en 2014 a été la meilleure buteuse (14 buts), et meilleure passeuse (11 passes décisives) de son club. Elle avait déjà disputé la Coupe du Monde 2011 et a confié son impatience quant à en rejouer une au journal L’EQUIPE : « Une Coupe du monde, c’est magique à vivre et c’est une expérience qu’on a envie de connaître de nouveau. »

Gaëtane Thiney

© photo – www.fff.fr

A noter que Julie Soyer (29 ans, 8 sélections) fait partie des sept réservistes. Les Bleues affronteront dans le groupe F les équipes suivantes : l’Angleterre, la Colombie et le Mexique.

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Montpellier féminine

Le 6 juin prochain, 2 Montpelliéraines et une ancienne de l’équipe s’envoleront vers le Canada pour y disputer la plus prestigieuse des compétitions de football féminin : la Coupe du Monde.

Elles joueront pour la France

La Française Claire Lavogez (20 ans) disputera sa deuxième Coupe du Monde au Canada en deux ans. En effet, la future milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais (elle quittera le MHSC à l’intersaison) avait déjà été convoquée en Equipe de France des moins de 20 ans pour le Mondial U20 l’année dernière.

Claire Lavogez

Via @ClaireLavogez14

Deux de ses coéquipières à Montpellier font partie de la liste des réservistes. Il s’agit de Viviane Asseyi et de Marina Makanza (ayant remplacé une autre Montpelliéraine, Sandie Toletti, blessé à la cheville).

Elle jouera pour le Japon

La Japonaise Rumi Utsugi (26 ans) rejoindra elle aussi sa sélection à l’occasion du Mondial. La meilleure passeuse du MHSC (six passes décisives en D1) y retrouvera par ailleurs la Lyonnaise Saki Kumagai. Les championnes du monde en titre sont les favorites de leur groupe : elles affronteront le Cameroun, l’Equateur et la Suisse (Groupe C).

Rumi Utsugi

© www.mhscfoot.com

Elle jouera pour la Suède

Enfin, la milieu de terrain Sofia Jakobsson (25 ans) retrouvera la sélection suédoise, avec qui elle affrontera les Etats-Unis, le Nigéria, et l’Australie dans le Groupe D, certainement le plus relevé de la compétition. La meilleure buteuse Montpelliéraine (20 buts en 28 matchs toutes compétitions confondues) y retrouvera la Lyonnaise Schelin, et les Parisiennes Seger et Asllani, à qui Pia Sundhage a également fait appel.

Sofia Jakobsson

Via @JakobssonSofia

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