Auteurs Articles par Marine Drissi

Marine Drissi

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Infographiste et devenue rédactrice en football féminin pour "Wallabet" l'été dernier, Marine rejoint l'équipe de Canada2015 pour apporter sa contribution et tenter de faire connaître un peu plus le football féminin.

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Les anglaises en 8èmes

Après son succès 5-0 sur le Mexique, la France était la première équipe qualifiée pour les 8èmes de finale, en terminant première du groupe F. Le second match opposait la Colombie à l’Angleterre.

Les colombiennes ainsi que les anglaises pouvaient se « permettre » de perdre cette rencontre, car chacune pouvait être assurée de terminer meilleure troisième et participer ainsi aux 8èmes de finale. Les anglaises n’ont pas tardé à ouvrir le score, Karen Carney reprend un coup franc de sa coéquipière Steph Houghton repoussé quelques secondes avant par Sandra Sépulveda (15′). En fin de première période, nouveau coup franc anglais, Carolina Arias laisse trainer sa main dans la surface, et l’arbitre n’hésite pas et désigne le point de pénalty. Fara Williams s’occupe de transformer le pénalty (38′), 2-0 pour les anglaises. Quelques minutes plus tard, Carolina Arias a l’occasion de réparer son erreur sur une ouverture de Yoreli Rincon, mais Karen Bardsley est à la parade (47′). La réduction du score colombienne se fera attendre jusque dans les arrêts de jeu, et c’est Lady Andrade qui marque pour son équipe (94′). Malgré cette défaite, la Colombie accède aux 8èmes de finale, et affrontera les USA le 22 juin à Edmonton. L’Angleterre quant à elle se frottera aux Norvégiennes d’Ada Hegerbeg le 22 juin également à Ottawa.

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Amandine Henry

La France, large vainqueur du Mexique ce mercredi (5-0), se qualifie pour les 8èmes de finale et termine première de son groupe. Découvrez ou redécouvrez le 5ème but inscrit par Amandine Henry en fin de match. Une frappe pure qui ne laisse aucune chance à Cecilia Santiago !

Le but d'Amandine Henry

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Les USA en 8èmes

Qualifié de groupe de la mort dès le tirage, le groupe D tient toutes ses promesses. Après leur courte victoire sur le Nigéria, les USA valident leur ticket pour les 8èmes, accompagnés par l’Australie, qui a tenu en échec la Suède. 

Les nigérianes, après avoir tenu tête à la Suède (match nul 3-3) avaient fort à faire face à une formation américaine qui occupe la première place du groupe. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les gardiennes ont brillé pendant la partie : côté africain, Precious Dede pour contrer les tentatives de Megan Rapinoe et Julie Johnston, et côté américain Hope Solo pour bloquer celles d’Asisat Oshoala et Ngozi Okobi. Mais c’était sans compter sur Abby Wambach, encore une fois décisive : elle ouvrira le score juste avant la pause sur corner (45′). Alex Morgan aurait pu doubler la marque à l’heure de jeu, mais c’est Precisous Dede qui remporte son face à face (63′). Réduites à 10 à 20 min de la fin, les africaines ne trouveront pas le chemin des filets, et quittent donc cette Coupe du Monde.

Dans l’autre rencontre du groupe, la Suède affrontait l’Australie, et se devait de l’emporter pour espérer une place en 8èmes. C’est Lisa De Vanna qui permettra à son équipe de prendre l’avantage en tout début de match, en reprenant un centre de Laura Alleway (5′). Coup dur pour les suédoises qui réalisent pour l’instant un mondial plutôt moyen. La réaction se fera 10 min plus tard, Lydia Williams se fera surprendre par une frappe de Sofia Jakobsson (15′). Les scandinaves auraient pu prendre l’avantage rapidement, mais Lydia Williams était cette fois à la parade face à Caroline Seger et Sofia Jakobsson (25′). Quelques occasions de part et d’autres, mais la justesse dans le dernier geste laissera les 2 équipes dos à dos. L’Australie rejoint les USA en 8èmes en terminant 2ème de ce groupe, et la Suède devra attendre la fin des matchs de poule pour espérer finir meilleure 3ème.

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3/3 pour le Japon

Le Japon, déjà qualifié au terme de la deuxième journée, a pris le meilleur sur l’Équateur, éliminé de la compétition. La Suisse quant à elle, a craqué face au Cameroun, mais est tout de même assuré de jouer les 8èmes de finale en tant que meilleures troisièmes. 

Le match entre la Suisse et le Cameroun à Edmonton s’annonçait intéressant, tant dans l’enjeu que dans le jeu, et les supporters n’ont pas été déçus. Un début de match équilibré laissait entrevoir plusieurs occasions Camerounaises, mais aucune ne sera concrétisée. Côté Suisse, quand Ramona Bachmann, bien servie par Lara Dickenmann, se décide à adresser un centre au point de pénalty, Ana Maria Crnogorcevic répond présente pour pousser le ballon au fond des filets et ouvrir le score (24′). Les suissesses auront plusieurs fois l’occasion de faire le break, mais leur manque de réalisme allait prendre le dessus et se payer en seconde période. Au retour des vestiaires, le Cameroun prend les devants et égalise par l’intermédiaire de Gabrielle Onguéné (47′). S’en sont alors suivis des temps forts africains, qui ont porté leurs fruits puisque Madeleine Ngono Mani, tout juste entrée en jeu, venait crucifier de la tête Gaëlle Thalmann sur un très bon service de la buteuse, et maintenant passeuse, Gabrielle Onguéné (62′). Les Camerounaises auraient même pu aggraver le score, mais Gaëlle Thalmann réalise une bonne sortie sur un centre de Gaëlle Enganamouit (70′). Score final : 2-1 pour les Camerounaises, qui se qualifient donc pour les 8èmes de finale, suivies par la Suisse qui, grâce à sa différence de buts, termine parmi les meilleures troisièmes.

Dans l’autre match du groupe C, le Japon affrontait l’Équateur à Winnipeg. 3ème succès en 3 match pour les japonaises, championnes du monde en titre, face à une formation équatorienne en difficulté tout au long du tournoi. Le début de match laissait penser à une avalanche de buts côté japonais, puisque Yuki Ogomi venait ouvrir le score après seulement 4 minutes de jeu ! Après plusieurs occasions et une transversale, les japonaises rejoignent les vestiaires avec 1 but au compteur. Le seconde période se déroule sous les même auspices que la première, c’est à dire énormément d’occasions japonaises mais aucun but, face à une formation équatorienne pourtant en difficulté physiquement. Il faudra attendre l’heure de jeu pour assister à la première occasion équatorienne, qui ne donnera rien. En fin de match, Yuika Sugasawa réalise un très beau geste (retourné acrobatique) qui ne trouvera malheureusement pas le cadre. Un match quelque peu décevant de la part des japonaises, dont on attendait mieux, et un petit exploit de la part des équatoriennes qui n’encaissent qu’un but face à une telle formation.

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L'Angleterre prend les 3 points

Alors qu’un scénario se dessinait déjà dans ce groupe F, les jeux sont très loin d’être faits. La défaite surprise de la France face à la Colombie a ouvert de nouvelles possibilités et tous les scénarios sont désormais possibles.

La France rencontrait donc la Colombie, qui avait réalisé un match solide face au Mexique quelques jours auparavant (match nul 1-1). Après sa victoire sur l’Angleterre (1-0), la France avait toutes les cartes en main pour s’assurer une place en huitièmes de finale, mais les Cafeteras ont fait preuve d’un très grand réalisme, qui à l’inverse a fait défaut aux Bleues. Après plusieurs occasions tricolores, une perte de balle anodine allait permettre aux Colombiennes d’ouvrir le score. En effet, Gaëtane Thiney subissait une faute colombienne qui n’allait pas être sifflée, et Lady Andrade profitait du relâchement tricolore pour partir dans le dos de la défense et ajuster Sarah Bouhaddi et ainsi ouvrir le score pour son équipe (19′). Coup de massue pour les Bleues, qui malheureusement n’allaient pas réussir à égaliser, butant sur une Sandra Sepulveda impériale dans ses cages. Et pire encore, puisqu’elles allaient encaisser un but dans les arrêts de jeu (93′). Après une sortie désastreuse de Sarah Bouhaddi, Catalina Usme ne laisse pas passer l’occasion d’enfoncer encore plus les Bleues. Un énorme fait de jeu est venu encore plus noircir le tableau : la main flagrante (et volontaire) de Daniela Montoya dans sa surface de réparation qui aurait dû lui valoir l’expulsion et permettre aux Bleues de bénéficier d’un pénalty, mais elle n’a pas été sifflée. Toutefois, rien n’excuse le manque d’efficacité des françaises, qui ont monopolisé le ballon (68% de possession) sans concrétiser la moindre occasion (20 occasions pour 0 but, contre 2 pour 2 buts pour la Colombie). Toute la pression repose donc sur le match face au Mexique, afin d’espérer rejoindre les 8èmes de finale.

Dans l’autre rencontre du groupe F, l’Angleterre était opposée au Mexique, et pouvait donc rejoindre la première place du classement (avec le goal average) en cas de victoire. Et ce fut chose faite. Une grosse erreur de relance de Karen Bardsley aurait pu permettre au Mexique d’ouvrir le score, mais la portière anglaise a réussi à rattraper son erreur en réalisant une belle parade. Côté anglais, Eniola Aluko manquait l’occasion d’ouvrir le score en début de match, butant sur la portière mexicaine. Les anglaises débloqueront la situation en fin de match, grâce à Fran Kirby (71′), puis Karen Carney 11 minutes plus tard (82′) en reprenant de la tête un bon centre d’Alex Greenwood. Les colombiennes réduiront le score dans les arrêts de jeu grâce à Fabiola Ibarra, tout juste entrée en jeu, qui a bien suivi et propulse au fond des filets un ballon repoussé par Karen Bardsley. L’Angleterre prend donc la tête du groupe à la différence de but, et pourra se qualifier pour les sèmes en cas de victoire face à la Colombie.

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Le Sommer et Thiney

L’entrée des Bleues dans la compétition avait lieu ce mardi soir, suivie du second match du groupe F : Colombie/Mexique, au Stade de Moncton. 

Les françaises se savaient attendues et regardées, pour leur entrée dans la compétition face à l’Angleterre de Mark Sampson, qui a réalisé un très beau parcours lors des qualifications (52 buts marqués pour 1 encaissé). Les françaises entraient rapidement dans le match, en se créant plusieurs occasions, notamment par l’intermédiaire de Jessica Houara qui adressait de bons ballons dans la profondeur pour Eugénie Le Sommer. Face à une équipe anglais très regroupée en défense, les françaises n’ont su trouver la faille qu’ à une seule reprise, à la demi-heure de jeu, par la serial buteuse Eugénie Le Sommer. En effet, la lyonnaise, après une accélération, logeait une magnifique frappe du droit dans les filets de Karen Bardsley, qui a dévié le ballon sans réussir à l’arrêter. Ce but a donné un peu d’air aux bleues, qui ont dominé la rencontre, sans pour autant réussir à se mettre à l’abri pour aborder sereinement le reste du match.

La seconde période sera un peu plus calme en occasions, même si Eugénie Le Sommer a tenté plusieurs frappes de volée, qui en disent long sur son état d’esprit du moment, qui espérons-le profitera à toute l’équipe. Les bleues ont semblé vouloir gérer leur but d’avance, pour assurer leur premier match du mondial. Une victoire qui lance parfaitement la compétition, face à une équipe qui n’a pas réellement proposé de jeu, très regroupée en défense. Toutefois, le contenu n’est pas encore à la hauteur des capacités de cette équipe, qui devra monter en puissance et démontrer qu’elle a les armes pour aller très loin dans cette compétition.

La second rencontre du groupe F opposait la Colombie au Mexique. Les 2 équipes ont proposé une partie plutôt équilibrée en début de match, avec énormément d’intensité et de tension. 4 cartons jaunes ont été distribués dans ce match, dans un jeu entrecoupé de nombreuses fautes. La Colombie avait bien entamé le match, en créant le danger devant les buts de Cecilia Santiago. Puis c’est Carolina Arias qui répondait côté mexicain à la demi-heure de jeu, avec une frappe non cadrée qui résultait d’un beau mouvement collectif. À la 37ème minute de jeu, Stefany Castano boxait le ballon sur un coup franc de Monica Ocampo bien tiré, puis réalisait une seconde parade sur le corner qui avait suivi. Mais la troisième tentative mexicaine fut la bonne, puisque le centre-tir de Veronica Perez se transformait en belle frappe enroulée qui trompait Stefany Castano. La fin de la première période a été ponctuée par des temps forts mexicains, sans que le score n’évolue pour autant.

En seconde période, les mexicaines se créent dès les premières minutes une belle occasion : Stephany Mayor lance parfaitement Renae Cuellar dans l’intervalle, mais Stefany Castano sort bien. Les colombiennes pensent avoir trouvé la clé à la 54ème, après que Daniela Montoya n’égalise, mais elle voit son but refusé pour une faute de main, qui était en fait inexistante. Les colombiennes comprennent alors qu’elles ont un gros coup à jouer et continuent de pousser, à l’image du coup franc tiré par Yoreli Rincon, mais Cecilia Santiago dévie sa tentative sur le poteau. Diana Ospina y va aussi de sa tentative, mais sa frappe lointaine ne trouve pas le cadre. Cette tentative aurait pu coûter cher à la portière mexicaine qui était très avancée dans ses buts. Les colombiennes tentent tout, et se voient récompensées de leurs efforts : en effet, Tatiana Ariza, fraîchement entrée en jeu, remise pour Daniela Montoya qui envoie une lourde frappe qui vient heurter la transversale de Cecilia Santiago avant de finir dans les filets. En toute fin de match, Charlyn Corral pense redonner l’avantage à son équipe, mais son but est refusé pour une faute très discutable. Les 2 équipes se quittent donc sur un score d’un but partout.

L’équipe de France prend donc la tête de ce groupe F, avec une victoire au compteur. La Colombie et le Mexique sont au coude à coude après ce match nul, suivis par l’Angleterre.

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Claire Lavogez en A

Claire Lavogez sera lyonnaise l’année prochaine. Nous avons profité de la journée #LaRencontre pour lui poser quelques questions sur son parcours et sur la Coupe du Monde à venir.

Pour commencer, félicitations pour ta signature à l’OL ! Était-ce un choix réfléchi depuis un moment ou as-tu saisi une opportunité qui s’est présentée ?

Merci beaucoup ! En fait, quand je suis revenue de la Coupe du Monde U20, j’étais en contact avec Lyon avec mon agent, et on m’a proposé de venir à Lyon. Montpellier c’est bien, mais Lyon c’est autre chose. Je suis ambitieuse, j’avais envie de mieux et j’ai choisi Lyon.

Difficile de quitter une place de titulaire pour se rendre dans un club avec autant de joueuses offensives. Tu n’as pas une petite appréhension et la « peur » d’avoir moins de temps de jeu qu’à Montpellier ?

Bien sûr, je me dis que peut-être que je vais perdre ma place de titulaire par rapport à Montpellier, mais à Lyon je vais forcément progresser beaucoup plus vite. En étant aux côtés de filles comme Camille Abily, Louisa Necib, je pense que je ne peux que progresser. Je n’avais pas envie de rester dans mon confort en étant à Montpellier.

Comment situes-tu le championnat français par rapport aux championnats étrangers (comme en Allemagne, aux USA ou en Suède par exemple) ? Le manque de concurrence entre le « big four » et le reste du championnat n’est-il pas quelque fois frustrant ?

Quand je pose la question aux étrangères qui sont dans mon équipe, elles me disent qu’en France nous avons l’un des meilleurs championnats, après les USA et l’Allemagne. Moi je ne sais pas, je ne fais pas trop attention aux autres championnats. Je sais bien qu’aux USA c’est professionnel à 100%, mais en France c’est compliqué parce qu’il n’y a que 4/5 équipe qui sont vraiment au top, c’est un championnat à 2 vitesses.

Voilà maintenant quelques mois que tu es intégrée au groupe de l’EDF A, et tu fais désormais partie des 23 pour participer à la CDM. J’imagine que c’est une fierté à ton âge d’être appelée « chez les grandes » ?

C’est une grande fierté, la première fois qu’on m’a appelé pour venir ici j’étais heureuse. C’est un aboutissement, depuis que j’ai 6 ans que je fais du foot, et être appelée en A à 20 ans, c’est énorme. C’est une fierté pour ma famille et moi-même. Et je donne tout pour y rester !

Claire Lavogez

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Encore une Coupe du Monde sur synthétique, quel est ton avis sur la question ?

Ça ne me change pas trop parce toute la saison je joue sur synthétique à Montpellier, comme j’ai l’habitude ça ne me dérange pas forcément.

Redoutes-tu les blessures liées au synthétique ?

Les blessures c’est un peu compliqué, mais je me dis qu’il ne faut pas trop y penser et jouer à fond.

Quelle est l’équipe que tu crains le plus à la CDM ?

Les USA et l’Allemagne. Pour moi, ce sont les 2 meilleures équipes, les équipes les plus complètes. Il y a beaucoup d’équipes qui sont bien, la Suède, le Japon, mais vraiment je pense que l’Allemagne est l’équipe la plus complète.

En ce début de stage en bleue, l’heure est à la détente ou la pression s’installe déjà ?

Pour le moment c’est détente, à part hier c’était un test physique, c’était un peu compliqué (rires). Mais c’est plus détente qu’autre chose, donc pas trop de pression pour l’instant. Mais la semaine prochaine, ça sera plus physique. On va avoir 2 jours chez nous et après on revient, et là je pense que ça va être un peu plus sérieux.

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élodie thomis

Suite à #LaRencontre avec les Bleues, Élodie Thomis a répondu à nos questions au sujet de son club mais surtout de la Coupe du Monde 2015.

Après ce 9ème titre de championne de France reçu il y a peu, on imagine que ça va plutôt bien ? 9 titres, c’est énorme !

C’est extraordinaire ! Aucune équipe ne l’a fait en France déjà. C’est vraiment fantastique ce que l’Olympique lyonnais a pu faire cette année avec le doublé.

D’autant plus que cette saison l’OL a réalisé sa meilleure saison, penses-tu que l’arrivée de Gérard Prêcheur a permis à l’équipe d’évoluer encore ?

Il a amené un style différent en fait. C’est vrai que on a beaucoup travaillé sur ça, et je pense qu’on a surpris pas mal d’équipes cette année avec notre système de jeu, qui changera l’année prochaine j’imagine !

Je pense Gérard Prêcheur a une façon différente de Patrice Lair de gérer l’équipe. Peux-tu nous en dire un peu plus sur lui ?

Ce sont toutes les deux des personnes très exigeantes. C’est des mecs qui vivent le foot, ils essayent de te faire passer un message, ils te transmettent ce qu’ils ressentent. Gérard est plus dans la formation, il m’a appris le football, on le sent par moment qu’il est très formateur. Mais sinon en terme d’entraînement, de jeu, c’est la même chose.

Même si on ne se lasse jamais de gagner, n’arrives-tu pas à une sorte de « saturation », une envie d’autre chose, d’un nouveau défi ?

Bien sûr qu’on ne se lasse jamais de gagner, mais en France le défi c’est quoi ? De faire le triplé. C’est toujours la même chose, après je pense que c’est la même chose dans chaque pays. Le défi pour nous toutes, qui avons gagné pas mal de choses, ça serait d’aller chercher quelque chose avec l’Équipe de France.

Comment situes-tu le championnat français par rapport aux championnats étrangers (comme en Allemagne, aux USA ou en Suède par exemple) ? Le manque de concurrence entre le « big four » et le reste du championnat n’est-il pas quelque fois frustrant ?

Il progresse, les clubs maintenant mettent plus de moyens pour développer le foot féminin. C’est encore difficile, mais ça vient petit à petit, et je pense que si on fait un bon résultat à la Coupe du Monde, ça fera accélérer pas mal de choses.

Dans l’actualité également, la France a été choisie pour accueillir la Coupe du Monde 2019. Penses-tu que ça attirera un nouveau public pour le football féminin ?

Bien sûr ! Déjà avec les résultats qu’on fait avec l’Équipe de France, on est beaucoup plus suivies, quand on joue on remplit quand même des stades. Et je pense qu’une Coupe du Monde ça serait quelque chose d’énorme pour le foot féminin.

Quel est ton état d’esprit vis à vis de la Coupe du Monde de cet été ? Quelle est l’équipe que tu crains le plus ?

La mienne ! Si elle ne joue pas son jeu, ça va être très très chiant. Parce que, comme je disais, on a fait des résultats, on a prouvé qu’on était capables de se surpasser et de gagner contre de grosses équipes. Je pense que sur la Coupe du Monde c’est difficile parce que tout le monde se transcende mais il n’y a pas de raison que nous on ne se transcende pas. Je pense qu’on est une équipe à craindre aussi.

Élodie Thomis

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Depuis que Philippe Bergeroo a été nommé sélectionneur, vous n’avez perdu qu’à 2 reprises face aux USA (en amical et en finale de l’Algarve Cup). Penses-tu qu’il est capable de vous apporter ce qu’il vous manque pour remporter un titre majeur ?

C’est une façon différente de coacher, un nouveau système. Et puis il y’a tout le travail que vous ne voyez pas qu’on fait autour, avec Fred le préparateur physique et le staff, qui font quelque chose de fantastique avec nous. On a intégré maintenant de la musculation, plus de physique. Le haut niveau maintenant c’est aussi le physique.

Le numéro 12, ça signifie quelque chose pour toi ou c’est juste le numéro qu’on t’a attribué à ton arrivée à l’OL (et en EDF aussi) ?

C’est la base, c’était mon joueur, c’est Henry ! J’ai commencé avec, j’ai toujours porté le numéro 12. Quand j’ai commencé le haut niveau, y’a… je ne sais pas combien d’années (rires), j’ai toujours eu le numéro 12. Aujourd’hui je peux le tatouer !

Quelle est la joueuse qui t’impressionne le plus à l’OL ?

Ada, elle a fait une grosse saison. Bon, il y a beaucoup de bonnes joueuses, on ne va pas se mentir ! Mais, de son jeune âge, elle a intégré facilement le style de jeu, le groupe. Elle a fait une saison fantastique !

Pour son arrivée, c’est « Wouaw ». Tout le monde s’est surpassé en plus, en terme d’effectif on n’était pas nombreuses, c’était difficile de gérer, on a eu beaucoup de blessures. Il y en avait une qui se blessait c’était 3 mois, et après il y en avait une autre qui se blessait, pour le coach ce n’était pas évident. Mais c’est vrai qu’Ada a fait une saison fantastique, c’est bien, c’est de bonne augure pour la prochaine saison.

As-tu un rituel d’avant match, une musique que tu écoutes, un petit cri de guerre ?

Ah non ! J’écoute beaucoup de dancehall, de zouk pour me réveiller, j’évite de mettre des musiques douces. Sinon je n’ai pas de rituel.

Quel est ton (ou tes) meilleur(s) souvenir(s) à l’OL et en bleue ?

À Lyon, ma première Ligue des Champions, à chaque fois ! Mais après on en a beaucoup, avec tous les titres qu’on a. J’ai 17 titres donc c’est énorme, mais celui-là restera marqué. Et en Équipe de France, c’est quand on s’est qualifiées contre l’Angleterre en quarts de finale en 2011, aux pénaltys, on n’était jamais arrivées aussi loin dans cette compétition, et c’était trop magique. C’est là que ça a commencé à booster le foot féminin aussi. C’était aussi l’année où on a été championnes d’Europe avec Lyon aussi.

En ce début de stage en bleue, l’heure est à la détente ou la pression s’installe déjà ?

Non c’est tranquille. Ça sert à rien de se mettre la pression, on travaille, on profite des potes : de Louisa Nécib, de Marina Makanza (rires). Non vraiment pour l’instant c’est détente.

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Clairefontaine : #LaRencontre

La FFF et Nike organisaient, ce vendredi 15 mai, une journée en immersion à Clairefontaine avec les joueuses de l’équipe de France. Au menu : ateliers techniques, repas et interviews.

Le départ était donné à 9h au siège de la FFF, et les quelques journalistes présents faisaient connaissance et discutaient de la journée à venir. À savoir que les joueuses parisiennes ne participeraient pas à cette journée, puisqu’elles avaient disputé la finale de Ligue des Champions la veille à Berlin. Nous partons donc à 9h en direction de Clairefontaine, à bord du bus souvent utilisé pour véhiculer les bleues lors de matchs ou entraînements. 1h plus tard, nous arrivons à Clairefontaine, et rejoignons les autres journalistes déjà présents dans une grande salle à l’entrée du centre.

Clairefontaine

Nous découvrons des petits sacs siglés FFF, contenant nos dotations pour la matinée : un short, et t-shirt et une paire de chaussettes Nike. Chacun a une couleur de maillot différente : bleu, vert, jaune ou encore rose. On nous explique le déroulement de la journée, et nous partons en direction des vestiaires pour nous changer et commencer l’entrainement. Rendez-vous sur le terrain synthétique, pour appréhender les sensations que ce type de terrain peut donner, et ainsi mieux comprendre la préparation des bleues.

Les joueuses nous rejoignent, les salutations sont faites, et les groupes sont formés par le staff de l’Équipe de France : je suis en compagnie de Camille Abily (OL), Kadidiatou Diani (FCF Juvisy), Thomas Mekhiche (Eurosport) et Sébastien Duret (Footofeminin).

Les joueuses de l'équipe de France

Nous commençons par nous échauffer : des passes en mouvement pour découvrir le terrain. Puis Frédéric Aubert, préparateur physique des filles, nous énonce les consignes de l’exercice de coordination et d’équilibre présent devant nous, mais nous comptons sur Camille et Kadidiatou pour nous montrer la voie ! Nous nous étirons ensuite sous les ordres de Wendie Renard, capitaine de la sélection, et Frédéric Aubert nous réunit tous pour un moment dont il a le secret : la fusion des âmes.

Les choses sérieuses commencent ensuite : nous découvrons les ateliers techniques.

Centre d'entraînement de Clairefontaine

Chaque atelier est coupé en 2 : une partie à réaliser par les joueuses, et une partie plus facile pour les journalistes. Il y a 11 ateliers, et le déroulement est similaire à celui d’un « golf » : il faut réussir chaque atelier pour passer au suivant. Au minimum 3 personnes sur 5 (dont les 2 joueuses obligatoirement) doivent valider l’atelier pour avancer.

Nous commençons par l’atelier jonglage en mouvement : les joueuses doivent jongler en slalomant, et les journalistes en ligne droite. Puis nous passons à l’atelier suivant : depuis un point précis, il faut viser par une passe dans les airs une zone délimitée par des barrières. Nous avons perdu un peu de temps sur cet atelier, mais Camille était là pour nous encourager et nous motiver.

Nous sommes ensuite passés à l’atelier suivant : il consistait à réaliser un corner rentrant, et ensuite à toucher la barre transversale depuis la ligne de la surface de réparation. Un atelier de précision devant le but nous attendait ensuite : nous devions tirer dans des petites zones délimitées par des constris sur les côtés du but. Une fois cet atelier validé, nous passons au suivant : il s’agit de faire une passe qui doit s’arrêter dans une zone précise (à environ 10 m).

L’atelier suivant était un nouvel atelier de précision : nous devions tirer dans des cônes à environ 7/8 m. Puis nous sommes arrivés à un nouvel atelier jonglage : les joueuses devaient réaliser 3 « tours du monde » (jonglage pied – cuisse – tête – cuisse – pied), Thomas et Sébastien 10 jongles, et moi 5. Nous arrivons ensuite à l’avant dernier atelier : le jeu de tête. Nous devions, à la réception d’un ballon lancé par un membre du staff, placer une tête dans des zones délimitées par des constris sur les côtés du but. Et nous arrivons ensuite au dernier atelier, qui lui nous permettait de travailler le jeu de volée : nous placions notre ballon sur un cône, et ensuite nous devions frapper au but sans que le ballon ne touche le sol.

Exercice validé : et nous repartons pour un nouveau tour, et au 2ème atelier le coup de sifflet final retentit, c’était déjà fini. Un très bon moment passé avec une Camille Abily survoltée, qui n’a cessé de nous encourager. C’était très intéressant de découvrir quels types d’exercices les bleues travaillaient et dans quelles conditions c’était réalisé.

L'équipe journalistes-joueuses

Une petite photo souvenir de la journée, et c’est déjà l’heure de rentrer au vestiaire et d’aller manger.

Nous rejoignons les bleues au restaurant, et je m’installe à la table d’Élodie Thomis, Marina Makanza, Wendie Renard et Louisa Necib. Nous échangeons sur la journée, sur leur préparation et sur le stage « commando » du lendemain que les joueuses appréhendaient un peu, mais plutôt sur le ton de la rigolade ! Je réalise ensuite les interviews d’Élodie Thomis et de Claire Lavogez, puis vient l’heure de rejoindre le but pour rentrer sur Paris.

Sur le chemin du retour, quelques photos s’imposent :

Clairefontaine : centre d'entraînement

Statut Coupe du Monde

Un grand merci à la FFF et à Nike de nous avoir permis de vivre cette journée, et de partager un peu du quotidien des bleues, avant cette magnifique compétition qu’est la Coupe du Monde. Un moment de bonheur avec des joueuses d’une simplicité chaque fois surprenante, qui méritent d’être un peu plus mises en lumière.

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Fatmire Alushi

Jeudi soir, le PSG et Fatmire Alushi jouait la finale de Ligue des Champions contre Francfort (défaite 2-1). Au lendemain de cette finale, l’allemande a fait une annonce surprenante : elle attend un enfant.

Elle ne participera donc pas à la Coupe du Monde du 6 juin au 5 juillet. Silvia Neid, la sélectionneuse allemande, a estimé que c’était « une grosse perte » pour son équipe, mais lui souhaite bien sur le meilleur dans sa vie de mère. Fatmire Alushi, quant à elle, se réjouit à l’idée de devenir maman et pense déjà à l’avenir : « Une nouvelle étape commence pour moi. Je me réjouis à l’idée de devenir mère. Si tout se passe comme prévu, j’aspirerai à reprendre ma carrière et à viser de nouveaux succès ».

Source image : www.psg.fr

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